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L’IA va-t-elle faciliter l’adoption des SIRH… ou creuser le fossé des usages ?

TL;DR : à court terme, l’IA générative facilite l’adoption (assistants, interfaces en langage naturel) et bénéficie surtout aux utilisateurs moins expérimentés ; à moyen terme, un AI divide risque d’apparaître entre organisations et publics plus ou moins équipés/compétents.

Des expériences en conditions réelles montrent des gains de productivité substantiels avec des assistants IA, particulièrement pour les profils les moins expérimentés (≈ +14–15 % en moyenne, jusqu’à +35 % pour les novices). Dans un contexte SIRH, cela se traduit par des parcours plus fluides (self-service, requêtes RH en langage naturel, aide à la rédaction). arXiv+2NBER+2

Mais l’adoption n’est pas uniforme. L’OCDE observe que les écarts d’usage se creusent : grandes entreprises et services intensifs en connaissance adoptent plus vite ; les PME et certains territoires accusent un retard. En Europe, la part d’entreprises utilisant l’IA a bondi à ~13,5 % en 2024 (EU-27), mais avec fortes disparités nationales. OECD+1 À l’échelle globale, les organismes internationaux alertent sur un AI divide socio-économique et de compétences, qui pourrait amplifier des inégalités d’accès et d’effets bénéfiques. UNESCO+1


Clés pour maximiser l’adoption et limiter le fossé

  • Design centré métier : intégrer l’IA dans les flux SIRH (assistant de paie, congés, mobilité) plutôt que comme gadget séparé. Mesurer l’impact sur le task completion rate et le temps de résolution. Boston Consulting Group

  • Ciblage des bénéfices : prioriser les cas où l’IA aide les utilisateurs « novices » ou occasionnels (managers de proximité, salariés peu connectés) — là où les gains observés sont les plus forts. NBER

  • Compétences & littératie IA : former aux bons usages et limites (vérification, confidentialité, biais). Les institutions (UNESCO) recommandent d’investir dans l’AI literacy pour éviter un fossé d’usage. UNESCO

  • Gouvernance & équité d’accès : prévoir des gardes-fous (revue humaine, audit des biais), et offrir des alternatives non-IA pour des tâches critiques afin de ne pas exclure certains publics. arXiv


Conclusion : l’IA peut devenir un accélérateur d’adoption des SIRH si l’on conçoit les parcours pour les utilisateurs réels — surtout les moins experts — tout en investissant dans les compétences et l’équité d’accès. À défaut, elle creusera un fossé.

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